mercredi 15 septembre 2010

Formation : les succès de l'alternance

À la fin de leurs études, ils sont presque certains de trouver du travail. D'ailleurs, ils travaillent déjà. La formule satisfait à la fois les étudiants et les entreprises.

À Cherbourg, la rentrée des cours pour les étudiants s'étale jusqu'au mois d'octobre. Hier, une cinquantaine d'entre eux, sur les 400 que compte le groupe FIM, l'institut de formation des CCI de la Manche, ont repris leur formation. Avec enthousiasme.

Congés de formation

Ces étudiants sont en alternance. « Chaque semaine, ils sont dans leur entreprise pendant deux jours, puis viennent ici pendant trois jours pour compléter leurs connaissances. » Il y a deux types d'étudiants : « Ceux qui ont trouvé une entreprise pour les accueillir, et qui se lancent pour un à deux ans, la majorité ; et les salariés, qui prennent un congé individuel de formation pour obtenir un diplôme. La formule marche plutôt bien. En juin 2010, l'établissement a obtenu 88, 5 % de reçus aux examens, remarque Antoine Abikhalil, responsable de la formation. Mais c'est le taux de placement auprès des entreprises qui nous importe. Et là, il atteint plus de 70 %. »

Cherbourg dispense les formations suivantes : le BTS d'assistant de gestion PME-PMI, le BTS de management des unités commerciales, celui de négociation et relations clients, et celui de comptabilité et de gestion des organisations. « Les étudiants peuvent aussi passer une licence d'organisation du travail. »

Besoins spécifiques

" En fait, nous nous adaptons à la demande des entreprises, remarque Odile Prudhomme, assistante pédagogique. Les entreprises nous font part de leurs besoins. Par exemple, si l'élève a bien assimilé les règles de l'accueil téléphonique, pour le BTS d'assistant de gestion, je n'insiste pas et je passe à autre chose. Sur une formation de 1 500 heures, 400 heures sont consacrées aux besoins spécifiques du poste, définis avec les tuteurs. »

Dans un contexte où il n'est simple de trouver du travail, la formule de l'alternance plaît beaucoup. Aux étudiants et aux entreprises. Les demandes sont nombreuses, mais le recrutement peut se passer aussi simplement que cela : « Même s'il n'a pas de formation suffisante, mais qu'il a trouvé une entreprise, et qu'il a un projet, nous ne refuserons pas un jeune. Certains viennent nous voir simplement avec un CAP. » Et certains sortiront avec un bac + 4. D'anciens élèves ont même atteint le plus haut niveau de la hiérarchie de leur entreprise.

Proximité

" L'alternance permet d'acquérir plus facilement de l'expérience. » Et c'est précisément ce que recherchent les employeurs. L'autre point positif de ces formations, c'est la proximité. Le groupe FIM recrute dans la Manche et ses apprentis travaillent dans des entreprises manchoises. Petites ou plus importantes.

Les élèves sont quasiment certains de trouver du travail à l'issue de leurs formations. « C'est ce qui a changé depuis dix ans, constate Antoine Abikhalil. Les classes prépas, les grandes écoles de commerce, avec leurs concours, ne sont plus l'unique solution pour entrer dans le monde du travail. »

Source : Thierry Dubillot pour http://www.ouest-france.fr/

L'apprentissage se porte de mieux en mieux

Les élèves du CFA (centre de formation des apprentis) ont fait leur rentrée dans un contexte qui se montre très favorable. Luc Sonilhac, un des deux coordinateurs en responsabilité de l'antenne réolaise, avec Cristelle Caterineau, se réjouit que « la bonne conjoncture agricole actuelle entraîne inévitablement une recherche croissante de main-d'œuvre qualifiée, d'où un besoin de formation de qualité ».


En effet, de nombreux maîtres d'apprentissage cherchent aujourd'hui des apprentis dans les domaines, entre autres, de la vigne, des céréales et de la production laitière.

Salaires augmentés

Pour attirer plus de jeunes vers ces métiers, il a été décidé au mois d'avril 2010 d'augmenter les salaires des apprentis de 50 euros ce qui fait qu'à l'heure actuelle, un jeune de 16 ans en première année d'apprentissage est rémunéré à hauteur de 470 euros par mois.

Au sein de l'antenne de La Réole, de nombreuses formations sont assurées, toutes adaptables au public handicapé.

Actuellement, ils sont 20 futurs ouvriers qualifiés en formation en CAP par apprentissage première année pour les productions agricoles et utilisation des matériels en élevage et grande culture, en Capa vigne et vin, travaux paysagers ou production horticole.

Quinze sont en première année de BPREA (brevet professionnel de responsable d'exploitation agricole).

Préapprentissage complet

Preuve du grand succès des formations agricoles, la classe de préapprentissage, ouverte à partir de 15 ans et qui permet une découverte des différents métiers, est complète. Trente candidatures ont été reçues pour 16 places disponibles.

La formation des apprentis cherche également à assurer une ouverture sur le monde : avec l'option rugby à XIII, par le biais d'un journal agricole qui passera sur les ondes de Radio Entre-deux-Mers (98.4 FM) le jeudi à 19 heures, en poursuivant l'ouverture de la structure aux écoles du secteur ainsi que ce fut le cas l'an dernier avec la mini-ferme créée spécialement pour les élèves de l'école maternelle.

Ouverts sur le monde et recherchés par les employeurs, l'avenir est rose pour les élèves du CFA.

Pour tout renseignement : www.formagri.33.com ou 05 56 61 02 95.

Source : http://www.sudouest.fr/